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L'OFAD célèbre le cinquantenaire de la journée internationale de la femme africaine
L'association organise un colloque à l'Unesco, une soirée de gala et une exposition du 20 au 22 juillet
 20/07/2012 Par Redaction Grioo Pour Elle
 
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Suzanne Bellnoun, et Corine Marteau, respectivement présidente et secrétaire générale de l'OFAD (Organisation des Femmes Africaine de la Diaspora) présentent leur association et le cinquantenaire de la journée de la femme africaine qu'elles organisent du 20 au 22 juillet 2012 à l'Unesco.

Suzanne Bellnoun et Corine Marteau, présidente et secrétaire générale de l'OFAD
   
Bonjour Mesdames. Pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?
Suzanne Bellnoun (SB) : Je suis Suzanne Bellnoun, présidente de l’OFAD (Organisation des femmes Africaines de la Diaspora). Il s’agit d’un collectif d’associations de femmes d’origine africaine qui a pour but de soutenir, valoriser, et promouvoir les femmes africaines de manière générale, et les femmes africaines de la diaspora en particulier.

Corine Marteau (CM) : je suis secrétaire générale de l’OFAD

Depuis quand l’OFAD existe-t-elle et quelles sont ses actions ?
SB : L’OFAD est une jeune fédération qui existe depuis l’année dernière ou un certain nombre de têtes de réseau se sont réunies pour mettre en place ce collectif.

L'année dernière, nous avons organisé cette journée à l’assemblée nationale. La journée internationale de la femme africaine ; Le but étant de la vulgariser au maximum car elle est très mal connue. Cette année, nous fêtons les 50 ans de la journée. La journée est la « grande sœur de l’Union Africaine » car la journée internationale de la femme africaine a vu le jour le 31 juillet 1962 à Dar Es Salaam, avant
la création de l'OUA en 1963.

La journée internationale de la femme africaine a vu le jour en juillet 1962, et est donc née avant l'OUA, ancêtre de l'Union Africaine, en 1963


Pourtant aujourd'hui quand on parle de la journée internationale de la femme africaine, certains vous ramènent au 8 mars. La journée internationale de la femme africaine a été décrétée par les femmes elles même, qui se sont réunies et ont décidé de créer ces journées. Il faut que nous nous approprions cette journée, pour faire des bilans, décider des actions, et nous projeter vers l’avenir. Nous impliquer au maximum dans tout ce qui concerne notre continent.
L’OFAD organise un grand événement qui arrive bientôt...
CM : J’invite nos sœurs à venir très nombreuses à l’Unesco le 20 et le 21 juillet aux Invalides, là où on va étaler nos richesses, tout ce que les femmes africaines font dans l’ombre. Ce sera l’occasion de découvrir les femmes africaines de la diaspora qui font des choses. A l’Unesco, nous parlerons également économie, comment renforcer l’économie, comment l’OFAD va établir un pont entre l’Afrique et la diaspora. On parlera aussi de paix car en période de guerre les femmes sont souvent les premières victimes. On abordera également le thème de la santé, qui est au cœur de tout. On parlera des avancées réalisées par les femmes en 49 ans...

SB : Dans un continent où il n’y a pas de paix, on peut élaborer toutes les théories économiques, ça ne servira à rien. Nous allons continuer à réfléchir pour que la femme ait les meilleurs moyens de vivre. Mais il faut s’impliquer davantage pour la paix. Dans le monde, il y a 69 conflits, dont 28 en Afrique. C’est trop...Les femmes sont restées un peu en retrait. Il y a des associations de femmes quoi oeuvrent pour la paix, mais on se situe encore au niveau de l’assistance aux victimes.

Il faut dépasser ce stade, qu’on entre dans les processus de paix, qu’on puisse interpeller les hommes. Il faut revenir aux méthodes traditionnelles comme l’arbre à palabres...

   

Quelles sont les retombées que vous attendez du grand événement que vous organisez?
SB : Déjà ce pont que nous voulons créer. Nous voulons travailler avec nos sœurs et c’est pour cela que nous voulons solliciter les premières dames. Nous ne les avons pas sollicitées parceque ce sont des premières dames, nous les avons sollicitées car elles sont aussi dans la catégorie des femmes qui font des choses invisibles. De 1960 à 2012, le rôle des premières dames a évolué. Elles ne sont plus ces belles dames qui gardaient les palais. Toutes sont impliquées dans des fondations, donc très proches du terrain.

Nous disons que toutes les catégories de femmes doivent être impliquées, des premières dames, jusqu’aux agricultrices dans les villages. Quand une catastrophe arrive, elle touche tout le monde, le palais n’est pas plus épargné.

Quelles sont les premières dames attendues à votre événement ?
Nous avons envoyé des invitations à toutes les premières dames. La première dame du Congo qui est la marraine a répondu. La première dame du Niger a répondu. Nous sommes honorées de ces réponses.

Quelles sont les conditions pour participer ?
Le 20 à l’Unesco, tout le monde peut participer moyennant 20 euros. C’est la participation pour le repas. Le 21 et le 22, il y a le village africain, l’entrée est libre. Le 21 juillet au soir, la soirée de gala est payante. 150 euros pour une personne seule, 250 euros pour un couple.

Un message à faire passer aux gens qui voudraient venir ?
SB : Je ne pense pas qu’on ait besoin de convaincre. La journée est celle de toutes les femmes africaines ; Elles doivent automatiquement prendre part pour échanger, faire le bilan et se projeter vers l’avenir. Toutes les femmes africaines sont invitées à participer et prendre connaissance de cette journée, pour qu’ensemble nous puissions nous dire « qu’allons nous faire ». Les femmes des dix pays qui se sont réunies à Dar Es Salaam étaient des visionnaires. Quand on lit les objectifs qu’elles se sont données il y a 50 ans, on se dit qu’elles étaient là hier. Elles nous ont laissé un héritage que nous avons le devoir de passer à nos filles.

CM : Quand nous parlons des femmes africaines, nous parlons de tous ceux qui ont une « partie africaine », qui ont un cœur africain, qui sont passionnées par l’Afrique, ou qui ont épousé un Africain sont les bienvenues.

Contacts
Suzanne Bellnoun : sbofad@gmail.com / 06 50 94 54 58

Corine Marteau : marteau.corine@yahoo.fr / 06 25 22 77 26

 
Mots-clés: Cinquantenaire Journée Internationale Femme Africa   Corine Marteau   Ofad   Suzanne Bellnoun   Unesco   
 

   

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